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Récit de l'Assemblée Générale Statutaire et Extraordinaire de la RFCB du 22 février 2019

Le 22 février dernier, la RFCB organisait à Halle sa première Assemblée Générale Statutaire de 2019. PIPA était sur place et a suivi les débats attentivement. En voici le récit.


Les membres de l'AG durant la réunion

L'Assemblée Générale Statutaire du 22 février dernier a commencé à 11h00. La décision attendue par la plupart des amateurs concernait l'établissement définitif du calendrier des concours nationaux pour 2019. Car les gens se soucient avant tout de l'aspect sportif et n'ont que peu faire du côté admninistratif. La majorité des amateurs ne s'intéressent surtout qu'à ce qu'il y a dans leur assiette (en l'occurrence ici, des concours qu'ils vont jouer).

L'AG s'est déroulée de façon turbulente. Il y a d'abord eu une longue discussion à propos du point 2 de l'agenda du jour (par rapport au vote de la motion de confiance à l'encontre du président du comité sportif). D'abord avec toutes les discussions relatives à ce sujet, ensuite, après le déjeuner, avec la défense de la personne incriminée... suivie par le vote final. De plus, la détermination du (nouveau) calendrier national définitif ainsi que l'élaboration des critères des championnats nationaux ont elles aussi engendré de vives discussions. La réunion s'est toutefois déroulée de façon sereine et chacun a pu avancer et développer ses arguments, avec leurs avantages et leurs inconvénients. Cependant, notre petit doigt nous dit que nous n'en avons pas encore fini d'entendre parler du résultat de cette dernière AG.

Changement dans le calendrier national: oui ou non

Le nouveau (modifié) calendrier national a été soumis au vote et approuvé à une large majorité. Boudewijn De Bosscher demande alors à inclure dans le PV de cette AG qu'il est en désaccord avec le vote et il invoque aussi une réserve de légalité en raison d'un conflit avec la réglementation. Les membres de l'AG ont approuvé le PV de l'Assemblée Générale précédente qui s'était déroulée le 26/10/18, ce qui figurait au point 1 de l'ordre du jour... cela a pour conséquence que ce point n'est plus négociable, selon Boudewijn De Bosscher.

Le président Frans Hermans a alors répliqué que le procès-verbal avait été approuvé en point 1 mais cela ne stipule pas que les points qui y ont été approuvés ne peuvent plus être modifiés, car cette question est justement à l'ordre de l'agenda du jour. Boudewijn De Bosscher a alors expliqué qu'il existait un groupe souhaitant changer le calendrier national au sein du Comité Sportif (CS) mais que les membres de l'AG n'auraient pas dû approuver le point 1 car selon les statuts, ce n'est plus possible. La mandataire Francine Lageot a indiqué que le PV a été approuvé sur base de ce qui avait été discuté lors de l'AG d'octobre mais cela n'implique pas qu'une décision ne puisse pas être révoquée sur base d'un argument solide, donc quand elle figure par exemple à l'agenda du jour, ce qui est le cas dans cette situation.
Finalement, le conseiller juridique Dominique Charlier a pris la parole afin de donner une explication juridique: l'approbation du PV implique un accord sur ce qui est indiqué dans le rapport de l'AG du 26 octobre 2018, ce qui correspond à ce qui avait été dit/discuté. Lorsqu'un certain point est à nouveau à l'ordre du jour, l'AG peut décider de l'aborder à nouveau et, si nécessaire, de le modifier (après vote). Ensuite, la discussion sur la nouvelle proposition du calendrier des concours nationaux pouvait alors commencer.

En ce qui concerne les concours de fond, les mandataires wallons ont demandé à ce qu'Aurillac soit remplacé par Jarnac, un concours qui avait tout de même réuni un peu plus de 10.000 pigeons encore l'année dernière. L'AG a toutefois décidé de suivre les recommandations du CS et a ainsi adopté ce nouveau calendrier de vol tel qu'il avait été approuvé par le CS en février 2019.

Boudewijn De Bosschere a une nouvelle fois insisté pour que son désaccord soit repris sur le PV de cette AG et qu'il se réservait le droit d'agir.

Le nouveau calendrier national

Championnats nationaux

Les critères pour les championnats nationaux sont expliqués par Denis Sapin. La réunification des championnats (les championnats vieux & yearlings aux deux premiers marqués sont mis en commun), moins de champions sur le podium et moins de trophées pour les as pigeons. Le tout nouveau mandataire Juliaan De Winter est surpris par la manière de réunie ces championnats. Environ 1/3 des amateurs (soit 5000 membres) participent aux concours nationaux de Grand Demi-Fond/Grand Fond et environ 100 d'entre eux sont appelés sur le podium durant les journées nationales. Ensuite, 10.000 membres (d'après le mandataire Luc De Backer, peut-être même 12.000 car une patrie des 5000 amateurs précédents jouent également la vitesse), soit 2/3 des membres, jouent la vitesse et le petit demi-fond et 80 d'entre eux sont des champions. La volonté est en fait de réduire ce nombre de champions (comprenez: amateurs classés dans les championnats nationaux) jusqu'à 25 à 20 amateurs classés par catégorie. Boudewijn De Bosscher a précisé que l'intention était de ne remettre que 3 trophées (par catégorie) pour les as pigeons, le reste recevra des diplômes... cela parce que ce sont souvent les mêmes noms qui remportent les classements as pigeons. Le trésorier national Alfons Bruurs a expliqué les raisons de la discussion qui avait eu lieu plus tôt dans la journée au sujet des économies nécessaires (raison pour laquelle il voulait augmenter les contributions)... en 2018, le montant des trophées commandés s'est élevé à 25.000 €, dont 18.000 € rien que pour les as pigeons. Le président national Frans Hermans est alors intervenu avec la proposition de maintenir le nombre d'amateurs classés à 25 (pour la vitesse). Les trophées pour les champions des championnats nationaux aux deux premiers marqués et 3 trophées pour les vainqueurs des as pigeons. C'est cette proposition qui a été adoptée.

Les ristournes pour les sociétés resteront fixées au même niveau qu'en 2018.
Cliquez ici pour consulter les décisions prises lors de l'AG du 22 février, ainsi que les critères pour les championnats nationaux

Boudewijn De Bosscher (provisoirement) démis de son poste de président du CS

Pour la presse, la matinée (et même l'après-midi) s'annonçait longue. Comme on avait pu le voir en consultant l'agenda de cette AG, la presse était priée de quitter la salle lorsque le point 2 de l'agenda du jour serait abordé.

Au cours d'une discussion qui aura duré 02h30, certains mandataires ont exprimé leur point de vue en ce qui concerne le président du comité sportif national (CSN), monsieur Boudewijn De Bosscher. Ensuite, il y a eu une pause déjeuner, après quoi les points 3 et 4 ont été abordés et approuvés - validation des comptes 2017-18 ainsi que du budget 2018-19... cela afin de conclure le travail du comptable de la RFCB qui était présent sur place (ses heures sont comptées et cela représente un cou!). Ensuite, la presse a de nouveau était priée de quitter la salle, cela afin que Boudewijn De Bosscher puisse se défendre et donner ses réponses au points (une vingtaine?) qui avaient été abordés un peu plus tôt dans la matinée. Ensuite, un vote a eu lieu à bulletin secret. Avec 12 voix contre 7, il a été décidé que Boudewijn De Bosscher ne bénéficiait plus de la confiance des membres de l'AG et qu'il était donc démis de son poste de Président du CSN. En tant que vice-président de la fédération, c'est Denis Sapin qui reprend les rênes du CSN. Il était impossible de désigner un autre successeur car ce point ne figurait pas à l'ordre du jour. Boudewijn De Bosscher n'est (provisoirement) plus le président du CSN mais bénéficie toujours de son statut de mandataire national au sein de l'AG, raison pour laquelle il garde sa place au sein du CSN.

Le vendredi 8 mars une nouvelle AG sera organisée et cette affaire sera de nouveau remise sur la table puisque, si possible, un nouveau président du CSN sera désigné... du moins si des candidats se présentent. On devra de toute façon trouver une solution. A noter que Boudewijn De Bosscher pourrait très bien se porter candidat.
Nous avons brièvement reçu l'occasion de poser quelques questions à Mr Boudewijn De Bosscher, surtout afin d'avoir sa réaction après son éviction du poste de président du CSN. D'après lui, une grande partie des allégations à son égard sont basées sur des mensonges. Il a d'ailleurs tenu à assurer seul sa défense (sans même la présence d'un avocat alors qu'il aurait pu y avoir recourt). Il n'y a pas que la remise en question de ses notes de frais qui pose problème, d'autres points lui ont également été reprochés. Mais nous n'avons pas su aborder cela en détail car nous avons dû quitter la salle et nous n'avons donc pas pu assister à l'ensemble des débats. Boudewijn De Bosscher a promis de ne pas en rester là et examinera avec son avocat les recours possibles. On en a donc pas fini d'entendre parler de cette affaire.


Après son éviction du poste de président du CSN, Boudewijn De Bosscher a repris place parmi les autres membres de l'AG, en tant que mandataire de la province du Brabant Flamand

Y'a t-il des problèmes sur le plan financier?

Le trésorier national Alfons Bruurs a pris la parole lors de la présentation du budget et de la fixation des licences pour 2020. Il a déclaré que pour 2018, la fédération subirait une perte de 70.000 €. Les membres de l'AG ont souhaité maintenir le prix de la bague à 1 €. C'est la raison pour laquelle l'augmentation du prix de la licence de 25 € à 30 € a été mise sur la table. Pour les tandems (tridems...), on passerait de 10 à 30 €, même chose pour les sociétés et la possibilité de passer de 100 à 200 € pour les clubs privés, etc...

Le mandataire Gert-Jan Van Raemdonck s'est demandé s'il n'y avait pas moyen de faire des économies dans d'autres domaines. Par exemple, WPROL qui coûte jusqu'à 185.000 € chaque année, alors que le contrat sera terminé en 2019 et qu'il doit être renégocié (à moins que l'on ne trouve une autre solution). Il a également suggéré une augmentation éventuelle du prix des licences pour les organisateurs... bref, ceux qui réalisent des bénéfices suite à la pratique du sport colombophile. Le président Frans Hermans a alors répondu que le contrat de WPROL devra bel et bien être renégocié, bien que la spéculation soit dangereuse à ce stade. En effet, renégocier le contrat (moins cher?) ou trouver une solution moins chère, cela ne sera pas sans danger. Avec ou sans WPROL, il n'y a aucune certitude que cela soit moins cher.

La proposition d'augmenter le prix de la licence de 25 à 30 n'a pas été votée. Les autres propositions d'augmentation ont également été rejetées. Bien que cette situation ne semble pas tenable dans le temps, les contributions devront augmenter tôt ou tard, à moins que la RFCB ne réussisse à obtenir de meilleurs contrats en 2020. Wait and see.

Tous les amateurs ont également intérêt à bien lire le règlement en ce qui concerne les mutations. Surtout s'ils ne veulent pas subir des pénalités, même parfois des amendes. En tant qu'amateur, vous devez faire en sorte de vous tenir bien informé pour ne pas avoir d'ennuis.