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Théo Dunon (Juprelle, BE) continue à enchaîner les victoires provinciales en demi-fond

Dès le plus jeune âge, Théo Dunon a été immergé dans le milieu colombophile et a joué en compagnie de son papa jusqu’à la mort de celui-ci en 1996. Après, il a commencé à marcher sur les traces de son père et ça avec succès. La preuve sont les 11 victoires depuis 2009, dont 4 pour la seule saison 2013.

En région liégeoise, le nom Dunon est synonyme de résultats spectaculaires depuis bien des années. C’est donc avec curiosité que je me suis rendu rue de Voroux à Juprelle afin d’y rencontrer Théo Dunon dont les réalisations défrayent la chronique ces dernières années. Celui-ci se révèle le digne successeur de son père qui était déjà un vitessier redouté durant les années ’70 et ’80.

L’homme

Aujourd’hui âgé de 65 ans et retraité, Théo Dunon a fait toute sa carrière à la Générale de Banque où il termina en temps que Chef de Services de Paiements Internationaux. Après une période sans pigeons suite à la mort de son papa, il reprit du service en 2009 en jouant en tandem avec un voisin (Feu Henri Vanenderoi) et le succès fut immédiat puisqu’il remporta cette année-là la victoire provinciale d’Orléans.

En 2010, il se décida à installer des colombiers à son domicile et à redémarrer la colombophilie sous son propre nom.

Les origines

Les Jonckers (Linter, BE) constituent l’épine dorsale de la colonie, mais Théo est de son propre aveu un amateur d’achats et est toujours à la recherche de matériel de haut niveau pour se renforcer. On trouve donc également les Vissers (Maasmechelen, BE), le Julien Nibus de Mortier, les Philippens (Fourons, BE), les Mélard (Riemst, BE), les Wijnants (Maastricht, NL), les Roodhooft (Pulderbos, BE) et de nombreux pigeons de son ami Sylvain Beusen, grand amateur de nobles origines et qui n’hésite pas à prêter à Théo ce dont il a envie pour élever au mieux.

La colonie

La colonie Dunon se compose en vue de la saison 2014 de douze vieux, vingt yearlings et cinq femelles destinées à être jouées parmi les pigeonneaux. L’élevage est assuré par vingt couples de reproducteurs hébergés chez son voisin Monsieur Sauvage. Chez Dunon, il n’y a pas de place pour les becs inutiles et Théo tranche rapidement les cas des pigeons aux prestations insuffisantes à son avis ou à la santé défaillante.

Méthode et soins

Théo Dunon accouple les reproducteurs fin novembre afin de disposer de pigeonneaux à jouer. En 2013, les voyageurs avaient été accouplés en même temps car beaucoup de jeunes ont été offerts, mais en 2014, il n’en sera pas de même et les voyageurs seront accouplés fin février pour une couvaison de dix jours qui sera suivie du veuvage.
Les veufs voyagent dès le premier concours de la saison et jusqu’à la fin de celle-ci. Ils partent toutes les semaines en deçà de 400 km puis de quinze en quinze jours au-delà de cette distance. Ils volent deux fois par jour, sont ensuite nourris au bac plein au sol et peuvent se sustenter à volonté durant quinze minutes après quoi le surplus est retiré. Le mélange utilisé est le mélange de saison Versele-Laga.

Au niveau médical, Théo effectue bien sûr les vaccinations obligatoires et traite environ toutes les trois semaines contre la tricho. De temps à autre, il effectue une cure pour les voies respiratoires. Au niveau compléments, il distribue des vitamines et un peu de vinaigres de cidre.

Les jeunes sont occultés de mars à mai afin de les préparer au mieux pour les concours nationaux. Ils reçoivent en saison de jeu le mélange Dark Plus de Versele-Laga spécialement étudié pour les pigeons occultés.

Les 11 victoires provinciales remportées à ce jour:

Orléans yearlings 2009 : 1er/861
Gien vieux pigeons 2010 : 1er/2395
Argenton yearlings 2011 : 1er/112
La Souterraine pigeonneaux 2011 : 1er/445
Pithiviers vieux pigeons 2012 : 1er/1379
Moulins pigeonneaux 2012 : 1er/734
Argenton vieux pigeons 2012 : 1er/372
Pithiviers vieux pigeons 2013 : 1er/1443
Bourges R.W. vieux pigeons 2013 : 1er/465
Issoudun pigeonneaux 2013 : 1er/363
Nevers pigeonneaux 2013 : 1er/291

Pour 2013, Théo remporte au total 522 prix dont 27 premiers prix. Toutefois, en pur amateur qu’il est, il ne tient pas de comptabilité de ses résultats.

Conclusion

Passer une heure avec Théo Dunon est un vrai plaisir. L’homme sait ce qu’il veut et où il va. Son but est de posséder des pigeons pointeurs et qui répètent leurs performances de semaine en semaine et  tout le reste n’est que littérature. C’est la raison pour laquelle il achète chaque fois qu’il le peut le meilleur des colonies qu’il a l’occasion de visiter. Pour lui, seuls les meilleurs méritent de résider dans ses colombiers et les autres doivent disparaitre au travers de la sélection draconienne basée sur les résultats qu’il pratique.

Au vu de cette façon de pratiquer, des investissements consentis et de la progression constante de la colonie depuis 2009 gageons que nous ne sommes pas au bout de nos surprises et que nous vous reparlerons encore du citoyen de Juprelle dans les mois et les années à venir.